Rayon Gravures, estampes
Faisan dans la neige

Fiche technique

Format : Pochette
Poids : 226 g
Dimensions : 32cm X 42cm
ISBN : 978-2-38036-252-7
EAN : 9782380362527

Faisan dans la neige


Collection(s) | Editions illustrées Horizon
Paru le
Pochette
texte Auguste Angellier
Tout public

Quatrième de couverture

Setchiku ni kinkei
[Faisan doré dans les bambous enneigés]

« Jour après jour, je me consacre corps et âme à la peinture, en dessinant des fleurs et des arbres admirables et en essayant de capturer la forme exacte des oiseaux et des insectes. [...] Mon oeuvre attendra mille ans pour être comprise. »

Itō Jakuchū

L'oeuvre

Cette gravure sur bois au format ōban (25,5 x 37 cm), copie réalisée à l'époque Meiji (vers 1900) d'une estampe de 1771 d'Itō Jakuchū, est inspirée du taku-hon, ancienne technique chinoise de transfert sur papier à partir de gravures sur pierre ou sur métal, introduite au Japon dans la période Nara (VIIIe siècle). L'artiste a employé la technique du kappazuri, impression monochrome sur planchette de bois d'un motif ensuite colorié au pochoir, ce qui produit un fort contraste donnant plus de puissance aux couleurs. Ici représenté avec sa huppe jaune d'or et sa collerette orange vif, le faisan doré (Chrysolophus pictus), aussi appelé faisan rouge, est originaire de Chine et ne doit pas être confondu avec son cousin au cou violet cramoisi et au manteau olive, le faisan versicolore (Phasianus versicolor), ou faisan vert, endémique de l'archipel japonais et décrété oiseau national en 1947. Dans les mythologies d'Extrême-Orient, le faisan incarne l'harmonie cosmique, le tonnerre et l'éveil du yang. Dans le shintō en particulier, la faisane est l'envoyée d'Amaterasu (déesse du Soleil et plus importante divinité de cette religion), souvent annonciatrice de mauvais augure, mais aussi symbole de la lumière, colorée et organisatrice.

Biographie

Né à Kyōto dans une famille d'épiciers, Itō Jōkin (1716-1800) se consacre très tôt à la peinture des volailles, des légumes et des fleurs qui l'entourent. À la mort de son père quand il a 23 ans, il reprend l'affaire, qu'il néglige et manque de perdre au profit de rivaux. Féru du bouddhisme zen de l'école Ōbaku, il devient koji (« frère lai ») tout en se faisant bâtir un studio de peinture qu'il baptise Shin'en-kan (« Villa de l'esprit détaché »). Rinzai, moine d'une autre école zen, l'introduit dans les cercles artistiques et lui souffle un nouveau nom, tiré du Dao de jing attribué à Lao Tseu, Jakuchū (« comme le vide »). À partir de 1758 et pendant près de dix ans, à l'écart des écoles de peinture, Ito Jakuchu réalise une série de trente grands rouleaux, Dōshoku sai e (Images des royaumes colorés des êtres vivants), éclatantes représentations d'oiseaux, de poissons et de fleurs sauvages aux subtiles nuances de textures et de couleurs qui remportent un grand succès. S'ensuivent de nombreuses commandes pour des panneaux et des paravents chez des particuliers et dans des temples, jusqu'au Kinkaju-ji (le temple du Pavillon d'or) de Kyōto, dont il pare les murs de vignes et de bananiers au lieu des pins et bambous de tradition. À la fin de sa vie, l'épicerie fait son retour : il est nommé machi-doshiyori (« ancien ») du marché de Nishiki à Kyōto, ce qui lui laisse moins de temps pour les gravures et les calligraphies - dans le genre des kachō-ga, « estampes de fleurs et d'oiseaux » - auxquelles il se consacre alors. Considéré aujourd'hui comme un trésor national, Jakuchū inspire des artistes contemporains qui voient en lui un précurseur du pixel art.

Avis des lecteurs

Du même auteur : Jakuchu Ito

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