La claire fontaine

de

chez Verdier

Paru le | Broché 115 pages

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David Rey (Atout Livre)

Récit formidablement dépeint de l’exil suisse de Gustave Courbet, et donc des dernières années de sa vie, on ne ressort pas indemne de la lecture de la Claire-Fontaine.

Persécuté par les versaillais, jouisseur invétéré et révolutionnaire devant l’Absolu, Courbet, « l’ogre Courbet », mange, boit et copule, jusqu’à sa fin prochaine.

Un roman captivant, à propos de la révolte, de la peinture, et du corps.

 

Une grande leçon d’élégance et d’esthétique.

 

Philippe Poulain (L'Atelier)

Avec une langue sobre et terreuse, David Bosc narre les dernières années de Courbet. Exilé en Suisse, après la Commune, le peintre montre toujours un appétit de vivre, sensuel et enthousiaste . 

 

 

 

Pascal Thuot (Millepages)

"De son couteau à palette le plus long, une truelle souple en miniature, il tira un aplat beurre frais sur la façade du château. Vent et soleil. Frissons. Il était séraphique autant que peut l'être un gros homme, passé cinq heures, face aux Alpes bleuissantes."

En 1873, poursuivi par la haine tenace réservée aux Communards de son espèce, Courbet passe en Suisse pour y digérer sa disgrâce, mettre ses dettes à distances et plonger torse en avant dans les eaux vives. Ce volumineux noceur semble bien décidé à "ne plus attendre la liberté comme un sucre", mais à la découvrir en lui, quitte à s'esquinter au petit blanc et à s'abîmer dans des voluptés tarifées.

David Bosc écrit comme on peint, en utilisant une large palette de couleurs. Ses mots disent avec une justesse flagrante le crépuscule assumé d'un homme épris d'absolu qui n'hésita pas à laisser fondre sa gloire picturale pour se consacrer aux joies primordiales de son humanité débordante. Ce petit livre brille de mille feux et signale à notre appétit de beauté un écrivain précieux, un orfèvre de la langue.

Une merveille !

 

L'homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873,
était un homme mort et la police n'en savait rien. Mort aux
menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort
qui allait faire l'amour avant huit jours.

En exil en Suisse, Gustave Courbet s'est adonné aux plus
grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s'est
baigné dans les rivières et dans les lacs.

On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue
les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement
les eaux, les vallons, les bois.

Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la
nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque
de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé,
délivré de lui-même.

De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz,
sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes
expédient d'ordinaire en deux phrases sévères : Courbet
ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?
Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est
la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.
Récit des dernières années de la vie de Gustave Courbet, les années d'exil après la Commune de Paris jusqu'à sa mort en Suisse. Il va librement se baigner dans les ruisseaux, les lacs et les étangs, jouissant pleinement de la nature environnante et des nombreuses manifestations (foires, fêtes et chant). Prix Thyde Monnier 2013 (SGDL) ©Electre 2019
Format : Broché
Nb de pages : 115 pages
Poids : 176 g
Dimensions : 14cm X 22cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-86432-726-4
EAN : 9782864327264

Du même auteur : David Bosc