La déraison sanitaire

le Covid-19 et le culte de la vie par-dessus tout

de

chez le Bord de l'eau

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Paru le | Broché 107 pages

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Jamais l'humanité n'avait été mieux armée médicalement face à une épidémie ; jamais elle ne se sera montrée aussi désarmée moralement. Pourquoi ? Vu l'amplitude de la catastrophe économique qui s'annonce, nous ferions bien de nous interroger car nos descendants nous réclameront des comptes.

L'argument sanitaire a prévalu d'emblée. Mais serions-nous vraiment prêts à assumer le risque, hautement déraisonnable d'un point de vue civilisationnel, d'une réduction de l'homme à la « vie nue » (Walter Benjamin) ? Vers quelle tyrannie de la santé peut bien nous mener « l'État care » fantasmé par nos politiques et depuis quand ces derniers se donnent-ils pour ambition messianique de sauver les vivants ?

« Nous sommes grandioses, nous avons choisi la vie ! » Et si le coronavirus venait au contraire nous rappeler une vérité capitale : la vie au sens du bios est l'alpha, pas l'oméga.

À ce propos, aurait-on omis de méditer cet autre paradoxe du printemps 2020 : le jour, on souscrivait massivement au principe selon lequel la vie serait la valeur suprême. Le soir, on applaudissait en coeur un corps médical qui, par son sacrifice et son dévouement, nous démontrait d'une certaine façon l'inverse. Qu'ont-ils gagné en retour ? Rien, hormis la confirmation de leur qualité d'homme. C'est-à-dire tout. Voilà ce que notre sensibilité post-tragique ne parvient plus à comprendre.

L'impératif « sauvons des vies ! » nous aurait-il collectivement hébétés ?

Dans ces pages inquiètes et hérétiques à l'écriture étincelante, la philosophe, formée à l'école intellectuelle de la dissidence, revient sur la crise du coronavirus pour nous livrer une magistrale réflexion sur ce qu'être un homme Vivant veut dire.
La philosophe revient sur les mesures mises en place lors de l'épidémie de Covid-19 en interrogeant l'impératif sanitaire qui a prévalu en mars 2020 pour justifier le confinement. Elle met en garde contre le risque d'une tyrannie de la santé que semble préfigurer ce qu'elle appelle l'Etat-care. Selon elle, le risque est de réduire l'homme à ce que Walter Benjamin a appelé la vie nue. ©Electre 2021
Format : Broché
Nb de pages : 107 pages
Poids : 130 g
Dimensions : 13cm X 20cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-35687-746-8
EAN : 9782356877468

Du même auteur : Alexandra Laignel-Lavastine