Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 165 pages
Poids : 220 g
Dimensions : 14cm X 22cm
ISBN : 978-2-494983-47-2
EAN : 9782494983472
La gentrification des esprits
témoin d'un imaginaire perdu
Les libraires en parlent
Un livre explosif ! Sarah Schulman tente (et réussit) à tisser des liens étroits entre le phénomène de gentrification, tel qu’on le connait dans sa définition la plus classique en replongeant dans l’Histoire des migrations aux Etats-Unis, et l’embourgeoisement et l’aliénation des esprits notamment au sein des communautés homosexuelles. Elle revient sur ses années de militantisme chez Act Up pendant les ravages des années sida et le silence de l’état, ses expériences entre New York et San Francisco et n’hésite pas à dénoncer la répression et la manière dont la culture et les médias dominants ont tenté de surveiller, modeler, effacer la littérature et le cinéma queer. Un essai extrêmement bien référencé que tous les héritiers de cette génération (et au-delà) se doivent de lire !
Sarah Schulman établit un parallèle entre les conséquences de la crise du sida et la gentrification de New York. Elle montre la fin d'une culture underground, de care, par des politiques d'embourgeoisement et d'austérité. Une analyse érudite, le témoignage précieux d'une militante d'Act Up!
Quatrième de couverture
La gentrification des esprits
La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même New-Yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse.
Elle décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida.
Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu'elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami·es de l'avant-garde queer que celui de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du sida. Les souvenirs personnels se mêlent à une analyse percutante des deux phénomènes et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société étatsunienne.
L'autrice rend compte de son expérience en tant que témoin de la disparition d'un imaginaire et des conséquences de cette perte.