Le patronat judiciaire au dernier siècle de la République romaine

de

chez Ecole française de Rome

Collection(s) : Classiques de l'Ecole française de Rome

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L'exemple de Cicéron le montre à l'évidence. L'éloquence et particulièrement l'éloquence judiciaire était à Rome, sous la République, un instrument décisif de promotion et de conquête du pouvoir. À quoi cela était-il dû ? L'accusation ou la défense en justice permettaient certes de se gagner des obligés parmi ceux que l'on avait vengés ou sauvés d'une condamnation. Mieux encore, ils entraînaient avec eux leurs parents et amis dans une relation de gratitude qui permettait de mobiliser des partisans dans la compétition politique. Mais surtout l'agôn judiciaire qui se déroulait en public sous les yeux de tous les citoyens était l'occasion de manifester des vertus d'intelligence et de courage qui assuraient que celui qui en faisait la preuve serait capable de diriger la cité. Ainsi l'analyse sociologique des conduites qui mettaient ces qualités en scène révèle-t-elle l'économie d'une éthique de l'assistance et de la supériorité morale qui légitimait l'aristocratie sénatoriale ou permettait d'y accéder. Ce livre publié au début des années 1990 faisait la preuve que l'éloquence n'était pas seulement une qualité littéraire, mais qu'elle était aussi un outil de qualification civique.
L'analyse attentive des sources permet à l'auteur de mesurer l'influence de l'éloquence et de l'art oratoire dans la vie politique et les institutions judiciaires romaines. L'activité des orateurs était dominée par la question de la légitimité du pouvoir et leur appartenance aux grands ordres les investissait de l'autorité morale et politique nécessaire à leurs interventions publiques. ©Electre 2019
Format : Relié
Poids : 400 g
Dimensions : 13cm X 19cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-7283-1382-2
EAN : 9782728313822

Du même auteur : Jean-Michel David