Les dinosaures rêvent-elles de Hollywood ? ou Comment l'industrie du cinéma vulgarise la culture du viol

Fiche technique

Format : Broché sous jaquette
Nb de pages : 195 pages
Poids : 296 g
Dimensions : 16cm X 20cm
Date de parution :
ISBN : 979-10-90062-71-9
EAN : 9791090062719

Les dinosaures rêvent-elles de Hollywood ? ou Comment l'industrie du cinéma vulgarise la culture du viol

de

chez Editions iXe

Collection(s) : Racine de iXe

Paru le | Broché sous jaquette 195 pages

Tout public

19.00 Disponible - sous 3 à 6 jours ouvrés
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Les libraires en parlent

Lucie Arcanger (Les Nouveautés)

L'imaginaire du dinosaure se construit depuis les années 1880 de par le travail de paléoartistes afin d'attiser la curiosité du public et de financer la recherche. Mais la symbolique n'est pas neutre. D'où vient cette façon de représenter les combats dinosauriens? Pourquoi sommes-nous passé.e.s d'une vénération du paisible diplodocus à une mise en avant du féroce t-rex? Quel lien entre cow-boy et tyrannosaure? Et pourquoi le dinosaure s'adresse-t-il essentiellement aux petits garçons alors que de grandes paléontologues ont participé aux découvertes mésozoïques? Le dinosaure est un terrain plus que genré et Ian Larue explique clairement en quoi Hollywood s'est saisi de la culture dinosaure pour valoriser un patriarcat hétéronormé. Pourtant, tout n'est pas perdu et de riches expériences littéraires et cinématographiques déconstruisent ces stéréotypes. Un essai étonnant, inattendu et particulièrement stimulant!!

Lucie

Quatrième de couverture

« Il n'y a pas de petit sexisme. »

La représentation cinématographique des dinosaures trouve ses modèles dans les livres pour garçons du XIXe siècle dont elle reprend sans complexes les stéréotypes sexistes et racistes. Cruelle ou glorieuse, la virilité est l'apanage des dominants : aussi bien les terribles prédateurs carnivores que le héros blanc qui sauve le monde. Paisibles et soumises, les femelles sont ravalées au rang de proies et n'ont d'autre destin que de périr sous des griffes dominatrices.

D'un blockbuster à l'autre, de la série des Jurassic à tous les remakes de Godzilla, l'industrie du cinéma martèle une leçon implacable sous le prétexte du divertissement. Des millions d'années de pure nature sont ici convoqués pour servir une vision essentialiste qui célèbre la force brute.

La science-fiction féministe pose sur la chose un regard bien différent et file d'autres métaphores pour renverser la vapeur. Ici, les femmes nouent des alliances inter-espèces jubilatoires, les prédateurs restent sur leur faim, une puissance féminine longtemps niée fait retour. Et la nuit s'éclaire enfin.

Biographie

Ïan Larue est essayiste et écrivaine de science-fiction. Elle a notamment publié Dis, papa, c'était quoi le patriarcat ? (Éditions iXe, 2013) et Histoire de l'art d'un nouveau genre (Max Milo, 2014). En 2019, elle a obtenu le Grand Prix de l'imaginaire, catégorie Essais, pour Libère-toi, cyborg ! (Cambourakis, 2018). Adoratrice du monde canin, elle dirige une revue consacrée aux épagneuls nains franco-belges.