Les marrons

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 136 pages
Poids : 146 g
Dimensions : 12cm X 17cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-916141-70-1
EAN : 9782916141701

Les marrons

de

chez Arbre vengeur

Collection(s) : L'alambic

Paru le | Broché 136 pages

10.20 Indisponible

préface d'Éric Dussert


Quatrième de couverture

Les marrons

« Il y a des maîtres, dont vous avez entendu parler sans doute, et qui, tels que le mien, leur coupent le corps à coups de rotin, comme à coups de coutelas... qui les chargent de chaînes et les font mourir à petit feu au courbari et dans les cachots... qui leur cassent les os d'un membre sans regret, leur brûlent la figure avec des tisons, la leur écrasent à coups de pieds... qui leur font cracher au visage par toute une bande, avaler tout ce qu'il y a de plus sale au monde, arracher les cheveux, les dents, couler de l'huile bouillante dans la bouche...

- Assez ! assez ! s'il vous plaît ! s'écria la jeune blanche en témoignant la plus vive horreur. »

Avec Les Marrons (1844), livre oublié et premier roman connu édité à La Réunion, L.T. Houat s'attaquait à un sujet sensible, les horreurs de l'esclavage : il le fit avec une ferveur et une fureur qui bouleversent encore aujourd'hui.

Un moment remarquable de l'histoire de l'anti-esclavagisme, sous la plume d'un fervent apologiste du métissage.

Biographie

Quatre ans avant l'abolition de l'esclavage (1848), Louis-Timagène Houat (1809-1890 ?) publiait à Paris Les Marrons à l'enseigne de la librairie Ebrard, installée dans le Passage des Panoramas. Si Houat, militant anti-esclavagiste, n'a pas souffert lui-même de l'esclavage, il eut néanmoins maille à partir avec les autorités politiques : il n'était en effet qu'un jeune professeur de musique lorsqu'il fut arrêté, le 13 décembre 1835, pour incitation à la révolte des esclaves lors de la répression du « complot de Saint-André ». Il attendra son procès huit mois durant.
Dès septembre 1836, il destina à la Revue des Colonies de Cyrille Bissette (1795-1858) une « Lettre d'un prévenu dans l'affaire de l'île Bourbon », dans laquelle il détaillait les conditions de sa détention. Son procès, devenu une affaire exemplaire, fut scrupuleusement suivi par la revue de Bissette de décembre 1836 à juin 1837, date à laquelle il fut condamné à la prison à perpétuité.
Sa peine fut commuée en exil politique.
C'est ainsi que, banni, L.-T. Houat rejoignit Cyrille Bissette à Paris où il publia en vers le récit de ses mésaventures dans Un proscrit de l'île de Bourbon à Paris (1838), et, six ans plus tard, son roman fondateur, Les Marrons.