Rayon Gravures, estampes
La planète Saturne

Fiche technique

Format : Pochette
Poids : 226 g
Dimensions : 32cm X 42cm
ISBN : 978-2-38036-250-3
EAN : 9782380362503

La planète Saturne


Collection(s) | Editions illustrées Horizon
Paru le
Pochette
texte Alain
Tout public

Quatrième de couverture

The Planet Saturn [La planète Saturne}

« Alors que mon but, dans ce travail a été de combiner une fidélité scrupuleuse et la précision des détails, je me suis également efforcé de préserver l'élégance naturelle et les contours délicats propres aux objets représentés ; mais de cela, seul à peine plus qu'une suggestion est possible, aucune aptitude humaine ne pouvant reproduire sur papier la beauté majestueuse et le rayonnement de ces objets célestes. » Étienne Léopold Trouvelot, Manuel des illustrations astronomiques (1882)

L'oeuvre

Ce pastel, l'une des 15 chromolithographies composant les Illustrations astronomiques, magnifie la deuxième plus grosse planète du Système solaire, 777 fois plus grande que la Terre. Selon son auteur, « la méthode employée pour assurer l'exactitude des proportions des dessins originaux est simple, mais bien adaptée au but recherché. Elle consiste à placer un réticule fin, taillé sur du verre, au foyer commun de l'objectif et de l'oculaire, de manière qu'en regardant un objet, son image télescopique, apparaissant projetée sur le réticule, puisse être dessinée très exactement sur une feuille de papier réglée avec des carreaux correspondants ». Aucune des 274 lunes de Saturne (on en connaissait huit à l'époque) n'y est figurée. La représentation des anneaux, quoique remarquable, est accompagnée d'un texte (dans le Manuel des illustrations astronomiques) révélateur de l'évolution de nos connaissances. Sur les sept anneaux décrits aujourd'hui et étiquetés de A à G, seuls les trois premiers étaient répertoriés, C ayant été découvert en 1850 par William Cranch Bond (1789-1859) et George Philips Bond (1825-1865), tandis que James Clerk Maxwell (1831-1879) avait démontré en 1859 que tous les anneaux étaient composés d'une multitude de « solides irréguliers ». De plus, Trouvelot estime leur épaisseur à plus de 400 km, alors que nous savons désormais qu'elle n'est que de quelques dizaines de mètres...

Biographie

Né dans l'Aisne, le peintre et lithographe Étienne Léopold Trouvelot (1827-1895) quitte la France en 1855 par détestation de Napoléon III et s'installe aux États-Unis, dans la banlieue de Boston. Entomologiste autodidacte, il s'intéresse aux vers à soie locaux et croit en améliorer la production en rapportant de France à la fin des années 1860 des oeufs de bombyx disparate (Lymantria dispar), ravageur des feuillus qui s'échappe de son jardin et, devenu espèce invasive, pullule aujourd'hui encore en Amérique du Nord. Reconverti dans l'astronomie, le peintre séduit le directeur du Harvard College Observatory qui l'inclut dans son équipe et lui confie pendant un an en 1875 l'utilisation de la lunette astronomique de 66 cm de l'United States Naval Observatory à Washington. À l'époque, l'astrophotographie est dans les limbes : le premier daguerréotype de la Lune, réalisé par John William Draper (1811-1882), date de 1840, et la première photographie du ciel profond - une image de la nébuleuse d'Orion par Henry Draper (1837-1882) - de 1880. Au long de sa carrière, Trouvelot réalise plus de 7 000 illustrations astronomiques : 15 de ses plus beaux pastels, accompagnés de ses commentaires scientifiquement informés, sont publiés en 1882 par Charles Scribner's and Sons à New York. Cette même année, l'artiste savant retrouve la France et termine sa carrière à l'observatoire de Meudon.

Avis des lecteurs

Du même auteur : Etienne Léopold Trouvelot

Illustrations astronomiques : carnet

Illustrations astronomiques