Qu'est-ce qu'une plante ?

essai sur la vie végétale

de

chez Seuil

Collection(s) : La couleur des idées

Paru le | Broché 200 pages

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Adrien Tournier (L'Atelier)

En découvrant la vie secrète des plantes, et leurs étonnantes capacités, il en est parfois vite conclu combien elles sont humaines, combien elles sont peut-être comme nous et que c'est à ce titre là  qu'on leur doit égards et bienveillance. Florence Burgat interroge ce réflexe qui affirme que tout est vivant et pousse à l'indistinction entre vie animale et vie végétale. Sans quitter la critique d'une humanité carnivore (titre d'un de ses ouvrages précédents), la philosophe nous montre comment observer et maintenir les plantes dans leur altérité radicale. La vie végétale n'en est pas moins belle, bien au contraire, et il n'en faut pas moins la protéger même si elle n'est pas animale ou comme nous.

"L'altérité radicale de la vie végétale, son enracinement - son être-là au sens littéral du terme -, sa luxuriance, la fantaisie de ses motifs, son impassibilité et son silence, constituent le contrepoint du vivre des êtres mortels faits de chair et de sang. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie".

Une émission de France Culture a été consacré à l'ouvrage en discussion avec celui de Bapiste Morizot "Manières d'être vivant": https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/quest-ce-quune-plante-de-florence-burgat-manieres-detre-vivant-de-baptiste-morizot

La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un « olivier qui avait été un jour complétement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison ». Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort.

L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie.

Éblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.
L'auteure développe une phénoménologie de la vie végétale qui, au lieu de tomber dans l'écueil de l'anthropomorphisme, pense la différence entre végétal et animal, c'est-à-dire ce que l'anthropologie philosophique a nommé les degrés de la vie organique. ©Electre 2020
Format : Broché
Nb de pages : 200 pages
Poids : 256 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-02-141461-5
EAN : 9782021414615

Du même auteur : Florence Burgat