Rayon Gravures, estampes
Le Fuji rouge

Fiche technique

Format : Pochette
Poids : 226 g
Dimensions : 32cm X 42cm
ISBN : 978-2-38036-249-7
EAN : 9782380362497

Le Fuji rouge


Collection(s) | Horizon Editions illustrées
Paru le
Pochette
texte Lafcadio Hearn
traduction Thomas Lion
Tout public

Quatrième de couverture

Gaifū kaisei
[Vent du sud, ciel clair]

Hokusai

« Il y a un charme inexprimable dans l'air matinal, frais de la fraîcheur d'un printemps japonais et des ondes que le vent souffle là-haut, au cône neigeux du Fuji, un charme qui tient surtout peut-être à la merveilleuse limpidité atmosphérique où, à travers un soupçon de bleu, les objets les plus lointains se précisent extraordinairement. » Lafcadio Hearn cité par Thérèse Bentzon, dans Un Peintre du Japon (1904)

L'oeuvre

Également titrée « Le Fuji rouge », « Fuji rouge par temps clair » ou « Le Fuji rouge dans une embellie », cette « estampe de brocart » (nishiki-e) réalisée à l'encre de Chine sumi et au bleu de Prusse (introduit au Japon en 1829) est la deuxième, après la légendaire « Grande Vague de Kanagawa » (Kanagawa oki nami-ura), des Trente six-vues du mont Fuji qui ont fait la célébrité internationale de Katsushika Hokusai. Vue de près à l'aube, uniformément éclairée par le soleil levant, la masse rouge-brun du volcan s'impose sur l'effilochement des brumes et nuages matinaux et rend minuscules les grands hinoki faux-cyprès de la forêt d'Aokigahara - surnommée Jukai (« mer d'arbres ») - qui s'étale à ses pieds. Dépourvu de figures humaines et d'une composition presque abstraite, comme l'estampe qui la suit, « L'Orage sous le sommet » (Sanka hakū), le « Fuji rouge » a inspiré de nombreux peintres occidentaux liés au naturalisme ou à l'impressionnisme, Vincent van Gogh, Édouard Manet, Edgar Degas ou Claude Monet. La précision météorologique de l'estampe - le ciel a trois nuances de bleu et le Fuji trois nuances de rouge - n'y est sans doute pas pour rien.

Biographie

En soixante-dix ans de carrière, Katsushika Hokusai (1760-1849) a illustré par plus de 30 000 estampes et dessins, 1 000 toiles et 200 livres, l'un de ses derniers surnoms parmi plus d'une centaine : Gakyō Rojin, le « vieux fou de peinture ». Grand voyageur en son pays, dessinateur inépuisable influencé par la Chine et l'Occident, l'un des derniers maîtres de l'ukiyo-e (« images du monde flottant ») fait des paysages des thèmes à part entière où évoluent des figures exprimant l'échelle, la simple humanité et la vénération. Adepte du bouddhisme de Nichiren, moine du XIIIe siècle, qui valorise « la pratique et l'étude », il illustre aussi avec éclat les anciennes croyances animistes du shintō (« voie des dieux »), religion sans fondateur qui voit des kami (« figures tutélaires ») partout dans la nature : arbres, rochers, animaux, cours d'eau, montagnes... Dans les années 1830, il consacre une série de 46 gravures sur bois (dix de plus que ce qu'annonce le titre) au mont Fuji, incarnation et plus célèbre emblème du Japon. Il s'agit de la première série japonaise entièrement consacrée au paysage et qui respecte les règles de la perspective occidentale. Son succès national (il y eut même une édition en estampes bleues, aizuri-e) s'est doublé d'un triomphe international, à l'origine du japonisme qui a déferlé sur la France et l'Europe entre 1860 et 1890.

Avis des lecteurs

Du même auteur : Hokusai Katsushika

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