Jamais je n'aurai quatorze ans

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 346 pages
Poids : 432 g
Dimensions : 14cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-7481-5806-9
EAN : 9782748158069

Jamais je n'aurai quatorze ans

de

chez le Manuscrit-www.manuscrit.com

Collection(s) : Témoignages de la Shoah

Paru le | Broché 346 pages

Tout public

Impression à la demande
23.90 Impression à la demande chez l'éditeur - Expédié sous 15 à 20 jours ouvrés
Ajouter au panier

Quatrième de couverture

Jamais je n'aurai quatorze ans

« Je n'ai plus que quelques heures devant moi à rester dans cette maison qui m'a vu naître, à m'emplir de son ambiance, de sa chaleur, de tout ce qui faisait mon univers.

« Tout d'un coup, je pense à mon anniversaire, le 25 juillet, dans un peu plus d'un mois. Jamais de ma jeune vie, je n'ai eu d'anniversaire sans qu'ils soient là tous les deux, elle et lui.

« Alors, j'exige. Je veux leur promesse. S'ils ne sont pas avec moi, l'un et l'autre, jamais je n'aurai quatorze ans. »

François Lecomte voit le jour en 1929 - sous le nom de Lévy - au sein d'une ancienne famille juive de Lorraine. Il grandit dans le quartier du Temple proche de la place de la République à Paris. Il reçoit l'éducation de son père qu'il adore. Celui-ci est commerçant et propriétaire d'un grand magasin de bonneterie, mais aussi pianiste et érudit, proche des milieux artistiques de son temps.

La guerre et l'Occupation viennent bouleverser l'insouciance de son enfance, et les persécutions le font vieillir avant l'âge. Sa judéité, dont il prend conscience quand on le marque d'une étoile jaune, est aussi responsable des injustices qu'il subit : l'antisémitisme bien sûr, mais bien plus encore, la séparation d'avec ses parents et surtout de son père emporté par la tourmente. Seul à Paris, ce dernier est arrêté et sera assassiné à Auschwitz. François est quant à lui caché au Chambon-sur-Lignon jusqu'à la fin du conflit.

C'est donc un vieil adolescent qui retrouve Paris mais pas celui qu'il aimait le plus au monde. Dans l'isolement qu'il continue de connaître, il doit lentement se construire et trouver seul le chemin de la mémoire qui le mène à faire revivre son père disparu en suivant les voies des arts qu'il lui avait montrées. On ne s'étonnera pas de ce que, lorsqu'il reprendra son patronyme d'enfant caché pour protéger sa descendance des tourments dont il porte les traumatismes, il saura à nouveau être en accord avec son père.