Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 268 pages
Poids : 304 g
Dimensions : 13cm X 20cm
ISBN : 978-2-35872-307-7
EAN : 9782358723077
Je suis ce qui me manque
fragments d'âmes, 1938-1993
Les libraires en parlent
Le nom de Mascolo est souvent associé à celui de Duras, dont il fut l'amant. Ceux qui s'intéressent à l'histoire intellectuelle du XXème les savent membre du dit "Groupe de la rue Saint-Benoît" dont faisaient aussi partie Maurice Blanchot et Robert Antelme aux côtés de qui ils participèrent au "Comité d'action étudiants-écrivains" en mai 1968. Certains auront peut-être aussi lu quelques unes de ses lettres, manifestes, ou articles de revue. Mais ayant refusé la gloire des lettres, Mascolo reste un oublié.
Ce livre, montage des journaux tenus toute une vie, participe de la redécouverte d'une pensée aussi rare que puissante dont l'influence fut considérable. Communiste au seul sens qui en vaut la peine, Mascolo était aussi moraliste théoricien, et, assurément, écrivain.
Une lecture dont on ne se remet pas.
Quatrième de couverture
Voilà donc lo chef-d'oeuvre inconnu d'un écrivain qui aura tout fait pour le rester. On connaissait le Mascolo « politique » - celui de la Résistance, de la lutte contre la guerre d'Algérie, contre le coup d'État de de Gaulle en 1958 et ses répliques jusqu'en Mai 68 - et le Mascolo « de Duras ». On découvre ici un autre Mascolo : celui des carnets où il a tenu son journal sa vie durant. Un homme s'y confronte, mois après mois, à un monde qui, dans sa sanglante aberration, ne diffère en rien du nôtre : une civilisation faillie, mais qui entend se maintenir par tous les moyens, d'abord les plus féroces. Il y est donc question d'amour et de musique, d'ennui et de dégoût, de révolution et du désir de mourir, du lever du jour, de Stendhal et des années 1980. Du face-à-face avec le nihilisme, Mascolo ne tire pas seulement des aphorismes impeccables, des pensées entêtantes ou des perceptions fulgurées. Il en tire un art de vivre. Il dessine très exactement ce qui nous manque : une voie de sortie hors du capital, hors de l'idéologie, hors de la mauvaise conscience, hors de la politique - la possibilité vécue d'un communisme inouï.