Fiche technique
Format : Broché
Poids : 685 g
Dimensions : 20cm X 20cm
ISBN : 978-2-914373-49-4
EAN : 9782914373494
Quatrième de couverture
Né en 1947, mort en 2004, Jean-Louis Florentz est un compositeur singulier au parcours atypique : à la fois scientifique et musicien, solitaire marqué par un constant besoin d'évasion, comme en témoignent ses nombreux voyages d'études en Afrique, il est curieux de tout et nourrit sa musique de préoccupations multiples, dont celle, fondamentale et métaphysique, de la recherche des plus anciennes civilisations chrétiennes. D'où sa fascination, constante, pour l'Éthiopie où se pratique encore le culte marial des premiers chrétiens.
Organiste de formation, élève de Messiaen en composition, professeur d'ethnomusicologie au C.N.S.M.D. de Lyon, auteur d'articles sur la polyphonie des oiseaux en milieu équatorial, récipiendaire de nombreux prix de composition, pensionnaire de la Villa Médicis puis de la Casa Velázquez, membre de l'Institut, Florentz est tout cela à la fois mais, par-dessus tout, il est habité par l'idée d'une recherche spirituelle fondamentale à l'échelle cosmique.
Ce livre s'attache à cerner le processus de composition de son oeuvre pour orgue : dès les sept pièces des Laudes (1985), il nous introduit dans le monde mystérieux de l'office du matin de la liturgie éthiopienne ; dans Debout sur le soleil (1991) ensuite, pièce monumentale en un seul tenant, il s'inspire tant des homélies du Père Jacques Leclerc à Notre-Dame de Paris que de la cathédrale elle-même avec ses grandes orgues prestigieuses, multipliant les allusions bibliques sur la thématique de la «détresse humaine».
La Croix du sud (2000) et le Prélude de L'Enfant noir (2002), enfin, retournent, dans un langage épuré, à ses sources d'inspiration africaines et se meuvent avec aisance du désert saharien aux régions les plus reculées de l'Afrique Noire traditionnelle.
Le monde imaginaire de Jean-Louis Florentz puise à des sources variées où se mêlent la grande tradition de la musique d'orgue française du XXe siècle, le répertoire africain (contes, légendes, instruments de musique, danses, paysages, faune, flore), une analyse extrêmement fouillée de la modalité, un goût immodéré pour la couleur des jeux de l'orgue, et, venant couronner cet édifice, une quête perpétuelle, jamais apaisée, de Dieu et du mystère divin.
Ce répertoire nouveau pour l'orgue suscite, malgré son extrême difficulté, l'enthousiasme des jeunes organistes d'aujourd'hui et place d'emblée Jean-Louis Florentz «l'Africain» au panthéon des grands noms de la musique française.