La beauté civile : splendeur et crise de la ville

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 303 pages
Poids : 510 g
Dimensions : 14cm X 20cm
Date de parution :
ISBN : 979-10-97497-30-9
EAN : 9791097497309

La beauté civile

splendeur et crise de la ville

de

chez Conférence

Collection(s) : Choses humaines

Paru le | Broché 303 pages

Public motivé

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traduit de l'italien par Christophe Carraud


Les libraires en parlent

Xavier Capodano (Le Genre urbain)

Un livre érudit et passionnant où architecture et urbanisme riment avec humilité et qualité de vie pour les habitants des villes. La beauté de la ville est pour Giancarlo Consonni, plus qu'une métaphore, cela doit être le baromètre d'un mieux vivre ensemble tant dans l'habitat que dans l'espace public. Une analyse qui prend à contre courant une architecture qui se perd dans le narcissisme, la communication et la starification. Un livre qui me semble être un réel "geste barrière" contre les dérives néolibérales qui organisent nos villes et nos vies et qui remet au centre de la place ce qui doit faire "société". Une lecture nécessaire et indispensable.

Quatrième de couverture

Jamais, dans l'histoire, on n'a autant construit que depuis l'après-guerre ; et jamais on n'a produit autant de laideur. Alors que la recherche de la beauté pour les corps, le vêtement, les objets, devenait un trait distinctif de l'époque où nous vivons, le visage du monde a subi un enlaidissement si puissant qu'il semble, dans l'ordre civil comme dans l'ordre écologique, presque irrémédiable. Les villes en ont souffert, devenant souvent non seulement les symptômes, mais aussi les causes du mal qui les affecte.

« Beauté », « laideur » : c'est à dessein que Giancarlo Consonni reprend ici les notions sur lesquelles la modernité tardive a jeté la suspicion en les reléguant dans un passé révolu. L'auteur, afin d'éviter une critique de ces notions devenue un véritable pont aux ânes, prend soin d'adjoindre le qualificatif de « civil », appelé non seulement par le sujet qu'il traite, la ville, mais par une tradition philosophique et juridique très vivante en Italie depuis Giambattista Vico.

Deux questions parcourent les textes formant la matière de ce livre : quels sont les secrets de la beauté urbaine que nous avons héritée de l'histoire, et d'où prend-elle naissance ? Quelles sont les causes d'une si vaste extension de la laideur ?

Pour y répondre, Giancarlo Consonni emprunte des itinéraires où s'entrelacent passé et présent ; il les parcourt avec virtuosité, selon les voies de l'analyse mais aussi de la promenade amoureuse : la relation à la nature dans la fondation des villes et leur récit, le lien entre ville et campagne chez un penseur de la civilité comme Carlo Cattaneo, les jeux infinis de la lumière et de la couleur dans les villes italiennes, la révolution urbaine liée à l'architecture moderne et les fâcheux effets qu'elle a produits, la question de la mesure dans le bâti et l'urbanisme, les symptômes visibles de la dégradation civile, etc. Ces analyses confirment la fécondité de la notion de « beauté civile » formulée par Vico et reprise par les deux grands esprits que furent Romagnosi et Cattaneo au moment des premières transformations industrielles. La beauté des villes et de l'architecture a trouvé le lieu et pour ainsi dire le terreau de son développement dans les liens civils, dans la tension vers une identité collective profondément attachée à ce qui peut donner sens et raison, donc représentation, à la manière d'habiter le monde, La crise actuelle de la beauté urbaine et des paysages renvoie à une crise bien plus vaste, dont l'auteur examine les causes sans renoncer à indiquer des issues possibles.