Rayon Histoire de la peinture selon les pays
La Bible expressionniste d'Arie van de Giessen

Fiche technique

Format : Cartonné
Nb de pages : 159 pages
Poids : 986 g
Dimensions : 24cm X 29cm
ISBN : 978-2-488271-99-8
EAN : 9782488271998

La Bible expressionniste d'Arie van de Giessen


Paru le
Cartonné 159 pages

Quatrième de couverture

Le peintre expressionniste et navigateur hollandais Arie van de Giessen (1896-1950) trouve son inspiration dans la liberté que lui offre la mer, la nature, la vie simple et dure des paysans, et, pour une large part, dans la Bible.

En 1928, il amarre son bateau à Paris et fréquente les académies Ranson et de la Grande Chaumière, où il dessine sous la direction d'Amédée Dubois de La Patellière et d'Othon Friesz.

Son intérêt pour les thèmes religieux découle d'une éducation sévère dans un orphelinat protestant aux Pays-Bas. Il se sent proche de van Gogh et choisit de peindre l'ambiguïté de la condition humaine entre désespérance et rédemption. De l'Ancien Testament, il représente Adam et Eve chassés du Paradis, Agar répudiée par Abraham, le Chant de l'exilé, la Mélancolie. Le Nouveau Testament lui inspire des crucifixions, des Pietà, des dessins et des portraits d'un Christ à la fois démuni, perdu et compassionnel. Un Jésus ouvrier qui rend visite et se montre timidement à la fenêtre de l'atelier.

À la manière des primitifs flamands et de l'imagerie médiévale, il interprète librement les grands textes sacrés. Ici, la figure d'Abel est représentée par un personnage féminin, là, dans une Pietà, un ange se substitue à Marie. Dans la tradition flamande des danses macabres, il peint la Mort en squelette ailé couvert d'un linceul qui se promène parmi les hommes.

Il est épouvanté par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, et la révélation de Buchenwald lui inspire une série de dessins dramatiques où la Mort côtoie des suppliciés.

« Adam et Ève laissèrent tomber quelques naturelles larmes qu'ils essuyèrent vite. Main en main, à pas incertains et lents, ils prirent à travers Éden leur chemin solitaire. » Ces vers de John Milton, qui concluent Le Paradis perdu, expriment parfaitement la compassion résignée d'Arie van de Giessen pour les êtres soumis, l'échine ployée aux peines de la vie, mais aussi traversés par une lumière d'espérance. Le peintre disparaît prématurément en 1950 au moment où son art s'oriente vers un expressionnisme abstrait.

La Bible d'Arie van de Giessen se situe entre celle illustrée par Chagall et L'Évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini.

Biographie

Maurice Culot est architecte et éditeur spécialisé dans l'Art Déco et la période 1920-1950. Son travail a été récompensé en 2019 par le prix américain Richard H. Driehaus. Il est co-auteur en 2003, avec l'historien Bruno Foucart, du livre Le Marin ivre, Arie van de Giessen, 1896-1950.

Raf Steel est historien de l'art, directeur de la galerie St-John à Gand en Belgique. Il est spécialisé dans les arts appliqués. Expert de la peinture et de la sculpture flamande des XIXe et XXe siècles, il est à l'origine du regain d'intérêt pour l'orfèvrerie belge au XXe siècle. Il a collaboré à diverses publications dont La Dynastie Wolfers, de l'Art Nouveau à l'Art Déco (2011).

Avis des lecteurs

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