Rayon Littérature moderne (17e, 18e et 19e siècles)
La généalogie d'une révolte : Nerval, Lautréamont

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 206 pages
Poids : 601 g
Dimensions : 14cm X 23cm
ISBN : 978-2-252-04473-5
EAN : 9782252044735

La généalogie d'une révolte

Nerval, Lautréamont


Collection(s) | Critique de la politique
Paru le
Broché 206 pages

Quatrième de couverture

Louis Janover recourt à la méthode généalogique pour enjamber l'espace clos des périodes de l'histoire littéraire et artistique et jeter un nouveau regard sur le destin du surréalisme dans sa double dimension de révolution politique (transformer le monde) et de création de formes sensibles (changer la vie). Cette reconquête de l'histoire politique et artistique du surréalisme renvoie à une démonstration de la puissance d'inactualité de ce dernier. L'admiration très singulière des surréalistes pour Lautréamont, la révolte irrécupérable animant leur refus de l'art pour l'art, l'errance de Nerval dans le rêve et la vie, dans la ville et le Valois de sa jeunesse, l'amitié qui le lie à Heine, la force transformatrice des fictions théoriques et des poèmes, tout se retrouve dans le rejet des normes conformistes et son prix de solitude.

Cette généalogie s'achève par le retour vers Jacques Vaché, protagoniste désespéré de la résistance à toutes les réductions culturelles contre lesquelles s'élèvera le surréalisme. Manière, pour Louis Janover, de rendre lisible l'écart qui s'est creusé entre la révolution surréaliste et le surréalisme artistique, et de faire de cette lisibilité le motif politique ou éthique d'une vigilance, sinon d'un réveil des consciences. À la pointe extrême de cette généalogie, au-delà du temps perdu des avant-gardes, se retrouvent Fondane et Artaud, le groupe du Grand Jeu, Daumal et Gilbert-Lecomte.

Biographie

Louis Janover est né en 1937, il écrit à André Breton en 1954 et devient membre du groupe surréaliste. Il s'en sépare et signe avec un groupe d'amis une « Lettre ouverte au groupe surréaliste », en 1962. Il collabore, à partir de 1970, à la revue de Maximilien Rubel, Études de marxologie, où paraît en 1978 « Le surréalisme, l'art et la politique », et à l'édition des Oeuvres de Marx dans la Pléiade. Dans ses essais, il défend Marx contre les marxismes d'État, le socialisme des conseils contre le socialisme de partis, la révolution surréaliste contre l'orientation du groupe surréaliste. Cette lecture de Lautréamont et de Nerval, des surréalistes et des poètes du Grand Jeu, établit une généalogie nouvelle de la révolte.

Avis des lecteurs

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