Rayon Littérature française
La graine : journal d'une sage-femme

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 228 pages
Poids : 239 g
Dimensions : 13cm X 19cm
ISBN : 978-2-07-313595-7
EAN : 9782073135957

La graine

journal d'une sage-femme


Collection(s) | L'imaginaire
Paru le
Broché 228 pages
notice biographique d'Hélène Frouard
préface de Cloé Korman
et préface dessinée d'Hina Hundt

Les libraires en parlent

La Graine constitue le témoignage saisissant d'une sage-femme guadeloupéenne à Paris dans les années 70 où les violences obstétriques, le mépris des médecins et le racisme ordinaire se mêlent au courage des mères, à l'abnégation des soignantes et à la joie des naissances.

Militante féministe, Jacqueline Manicom esquisse à travers ce journal de gardes un manifeste précurseur pour la liberté de contraception et d'avortement : une lecture importante et bouleversante !

Jacqueline Manicom nous plonge dans les nuits de garde d'une maternité dans les années 70', où l'avortement est interdit (donc clandestin) et la contraception presque ignorée. Tout cela avec une langue d'une belle vivacité, à la fleur de l'expérience, mâtinée de créole. à découvrir absolument. 

Quatrième de couverture

Sage-femme guadeloupéenne à Paris dans les années 1960 et 1970, Jacqueline Manicom voit tout : les avortements clandestins, les grossesses imposées, les violences médicales, le mépris social et le racisme ordinaire qui hantent les couloirs de l'hôpital.

De cette expérience pré-loi Veil naît La graine (1974). Bien plus qu'un journal, c'est un texte incandescent et bouleversant, à la fois manifeste et prière. Jacqueline Manicom y mêle la vérité technique à une langue charnelle. Elle raconte la banalité et le vertige de la naissance, à une époque où les sages-femmes risquent leur poste si elles osent parler.

Unique femme noire parmi les signataires du « manifeste des 343 », témoin au procès de Bobigny aux côtés de Gisèle Halimi et de Simone de Beauvoir, fondatrice du planning familial à la Guadeloupe dès 1964, Jacqueline Manicom incarne une pensée à la croisée des luttes de sexe, de classe et de race.

Épuisée par les combats et le racisme, elle met fin à ses jours en 1976, à quarante et un ans.

Cinquante ans plus tard, la réédition de La graine rend justice à celle qui a voulu dire la vérité crue des corps et faire entrer en littérature ce que l'on préférait taire.

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