Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 700 pages
Poids : 3165 g
Dimensions : 25cm X 33cm
ISBN : 978-2-7247-1105-9
EAN : 9782724711059
Les inscriptions de visiteurs dans les tombes thébaines
Quatrième de couverture
Au Nouvel Empire, il était courant pour les scribes de laisser un témoignage écrit de leur passage dans les chapelles de tombe, au sein même de la décoration. Cet ouvrage rassemble l'ensemble de ces inscriptions de visiteurs pour la nécropole thébaine, après dix années de travail sur le terrain et dans les archives.
Il peut s'agir de simples signatures, mais aussi d'offrandes funéraires sous forme de textes littéraires, tout comme de biographies clandestines. D'autres graffiti mettent en scène l'identité des signataires et comprennent des prières à leur propre bénéfice. Souvent omises dans les publications, ou considérées ponctuellement pour les données historiques qu'elles peuvent contenir (dates, éléments de prosopographie), ces inscriptions permettent d'aborder des pratiques manuscrites dans leur contexte social, matériel et spatial. Majoritairement inscrits en hiératique très soigné, ces dipinti constituent l'ostentation d'une identité lettrée et d'un usage particulier de l'écriture habituellement réservée aux manuscrits littéraires.
L'ouvrage présente l'édition et le commentaire philologique de près de deux cents inscriptions secondaires inédites, données en photographie, fac-similé, transcription hiéroglyphique, translittération et traduction. Une vaste introduction synthétique établit une cartographie matérielle et textuelle de ce corpus qui fait partie intégrante de la scripturalité de son temps et exploite les données sociales, culturelles et religieuses qu'il renferme. Le lecteur part ainsi à la suite de ces scribes, membres de l'administration des complexes funéraires royaux de la rive ouest thébaine, qui circulent dans la montagne au gré de leurs tâches et liens professionnels et privés, de leurs intérêts intellectuels ou de leur religiosité. Ces scribes négocient au sein même de la décoration des tombes une place pour développer leur identité corporative et bénéficier de l'efficacité rituelle du lieu. Les pratiques dont ces inscriptions sont la trace dévoilent un large volet de ce qu'on peut appeler la culture de scribe du Nouvel Empire.
During the New Kingdom, it was common for scribes to leave a written record of their visit to tomb chapels, the record being incorporated directly into the decoration. This volume brings together these visitor inscriptions from the Theban necropolis, following ten years of field work and archival research.
These may be simple signatures, but also funerary offerings in the form of literary texts, as well as clandestine biographies. Other graffiti highlight the signatories' identities and include prayers for their own benefit. Often omitted from publications, or else considered only occasionally for the historical data they may contain (dates, prosopographic details), these inscriptions allow us to examine writing practices within their social, material, and local contexts. Mostly inscribed in very careful hieratic script, these dipinti constitute a display of a literate identity and a particular use of writing usually reserved for literary manuscripts.
The volume presents the edition and philological commentary of nearly two hundred previously unpublished secondary inscriptions, provided as photographs, facsimiles, hieroglyphic transcriptions, transliterations, and translations. A comprehensive introductory overview establishes a material and textual mapping of this corpus, which is an integral part of the scriptural culture of its time, and draws upon the social, cultural, and religious data it contains. The reader thus follows in the footsteps of these scribes - members of the administration of the royal funerary complexes on the West Bank of Thebes - who move through the mountain range according to their professional and private duties and connections, their intellectual interests, or their religiosity. These scribes negotiate a place within the very decoration of the tombs in order to develop their professional identity and benefit from the ritual efficacy of the site. The practices evidenced by these inscriptions reveal a broad aspect of what might be called the scribal culture of the New Kingdom.