Fiche technique
Format : Relié
Nb de pages : 317 pages
Poids : 1052 g
Dimensions : 18cm X 25cm
ISBN : 978-2-08-041551-6
EAN : 9782080415516
Occidentalismes
peindre à l'européenne dans le monde
XVIe-XXe siècle
Les libraires en parlent
Si l'orientalisme, en propageant une vision fantasmée des pays du Maghreb et de l'Empire ottoman, fut une manière pour les Européens d'imposer leur domination coloniale, les styles, les techniques et les codes visuels dits "occidentaux", censément plus réalistes, ont également circulé au-delà du Vieux Continent pour inspirer les artistes du monde entier.
Mais ce très beau livre d'art ne se limite pas à retracer l'histoire de cette influence : à travers une riche iconographie qui va du Japon aux deux Amériques en passant par l'Empire moghol et le Moyen-Orient, l'auteur montre comment, selon les contextes culturels en vigueur, les canons occidentaux hérités de la Renaissance ont été réinterprétés et même subvertis bien davantage qu'imités, faisant de l'occidentalisme, non pas un mouvement artistique balisé, mais un acte global de résistance face à l'impérialisme esthétique de l'Europe.
Quatrième de couverture
À la Renaissance, l'Europe se dote d'un système de représentation unique au monde. La perspective, le modelé, les dégradés de couleurs et d'ombres donnent l'illusion de la réalité. Sous forme de peintures et de gravures, cette technologie accompagne l'expansion de l'Occident à laquelle concourent, à l'époque moderne, navigateurs, missionnaires et marchands.
Ses charmes illusionnistes séduisent souvent les sociétés qui la découvrent. Artistes et commanditaires, dans les deux Amériques, en Chine, au Japon ou au Proche-Orient, lui empruntent des motifs iconographiques et des manières de dépeindre. Leur art expérimente ainsi des formes d'occidentalisme.
Mais ces cultures, pour lesquelles l'Europe est exotique, ne croient pas pour autant que, par son réalisme, la peinture européenne atteigne une vérité. Aussi, quand elles l'imitent, c'est moins pour s'y soumettre que pour la subvertir.