Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 235 pages
Poids : 268 g
Dimensions : 14cm X 19cm
ISBN : 978-2-84805-571-8
EAN : 9782848055718
Les libraires en parlent
Plongez dans les archives d'un naufrage qui n'aurait pas dû avoir lieu avec la géniale Marie Richeux ! Ici, ce n'est pas la résolution de l'énigme familiale qui prime mais bien la manière dont ceux qui restent tentent de vivre avec leur drame.
Qui mieux que la littérature pour dire ces disparitions qui continuent de hanter la mémoire sur plusieurs générations ?
un père, un oncle, un naufrage, du brouillard, un peu de morse, une Vierge qui perd du sang, de la Manche à la Mediterranée inspecteur Marie Richeux ne manque ni d'entrain, ni de finesse, ni d'humour !
Au croisement de l'enquête officielle et officieuse , de la psychanalyse et de la mémoire collective.Celle des marins et de leurs familles.
Comme précédemment Marie Richeux trouve des liens et les tisse dans un récit envoutant .
Dans cette enquête sur les traces d'un oncle Officier radio dans la marine disparu en mer, c'est bien la radio qui résonne pour tout lecteur (auditeur ?) de Marie Richeux. Son aventure documentaire est pleine de rebonds, de malice et de réflexion sur le temps, les voix et leur enregistrement. Un livre comme un manifeste, une réussite !
Simon
Quatrième de couverture
Officier radio. « Comment ne pas oublier ? », dit le père de Marie, évoquant la disparition déjà ancienne de son frère marin. Parce qu'elle révèle l'inverse de ce qu'elle croit dire - la perte inoubliable -, la question éveille le trouble et la curiosité de la narratrice. À propos du naufrage et de la mort de cet oncle Chariot qu'elle n'a pas connu, elle a toujours entendu : « On ne saura jamais. »
C'est que le mystère reste entier sur les circonstances de l'accident de l'Emmanuel Delmas en 1979 au large des côtes italiennes : la brume, une collision avec un autre navire, très peu de survivants, plusieurs versions divergentes. L'énigme et le drame, l'émotion de son cousin Loïc dans la lumière dorée d'un soir d'août, il n'en faut pas davantage à Marie pour partir sur les traces de Charles Richeux, officier radio du navire.
Compilant les articles parus à l'époque, lisant avec avidité les dossiers d'archives, les correspondances, les télégrammes diplomatiques, conversant avec d'anciens capitaines et des veuves de marins, elle nous entraîne dans une passionnante reconstitution de la tragédie. Au fil des conversations et des recherches, c'est un peu de l'histoire bretonne qui affleure, où une modeste exploitation agricole, l'attente des femmes restées à terre et l'importance cruciale d'un petit club de foot tissent un pudique roman familial.
Quand elle interroge les ruses de la mémoire et se rit de sa propre obsession des traces et de l'enregistrement des voix, c'est son autoportrait en femme de radio que nous offre Marie Richeux : l'enregistrement, comme l'écriture, luttant contre l'effacement. Mais, à l'issue de sa quête, ce qui apparaît et donne à ce livre sa vibration toute particulière, c'est la belle évidence d'une littérature comme questionnement.