Retour sur "l'affaire Pierre Rivière" avec Jeanne FAVRET-SAADA
Le 3 juin 1835, le jeune Pierre Rivière, un paysan normand, égorge sa mère, sa soeur et son frère. Dans l'attente de son jugement, il rédige un mémoire d'une quarantaine de pages afin de justifier son geste et se suicide dans sa cellule en 1840.Document unique en son genre, Michel Foucault s'en empare dans son séminaire du Collège de France: "Moi, Pierre Rivière..." (ed. Gallimard 1973)Puis le cinéaste René Allio en 1976 avec le film éponyme.
Jeanne Favret-Saada, grande anthropologue des croyances (particulièrement en milieu rural) revient sur cette "affaire". A l'encontre des interprétations psychiatriques dominantes, elle s'appuie sur l'ethnologie pour révéler la rationalité de ces meurtres.